Développement durable...
03/11/06 12:27 Filed in: Energies
« Le Parti communiste fait le choix d’une nouvelle croissance au service du développement durable et de la défense de l’environnement. Nous sommes partisans d’une rupture avec le productivisme. Pour autant, nous ne faisons pas nôtres les thèses des partisans de la décroissance absolue. Cela reviendrait à nos yeux à entériner les inégalités. Le type de croissance que nous voulons développer suppose une politique énergétique fondée sur la diversification des sources (...). Cela nécessite également le développement d’une filière nucléaire publique. Celui-ci doit s’accompagner, dans le cadre du renouvellement du parc nucléaire actuel. »
Alain Hayot, en charge du développement durable au Parti communiste Français, L'humanité, 12-10-2006
« Vous voulez sauver la planète et vous avez raison ! Le développement durable (...) ce n’est pas la croissance zéro, c’est la croissance durable. La (...) révolution que je vous propose, c’est de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques. (...) En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre. »
Nicolas Sarkozy, président de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP), Université d'été des Jeunes Populaires à Marseille, le dimanche 3 septembre 2006
« … L’environnement n’est qu’un des aspects du développement durable. Et si on peut bénéficier d’une niche de clientèle, quelle qu’elle soit, qui assoie l’économie d’une région, c’est du développement durable. »
Michel Charlet, maire de Chamonix, La Voix des Allobroges, 02-2006.
Nelly Olin, le ministre de l’Écologie, a « mis en place … ce mercredi 22 février un groupe de travail sur l’utilisation des instruments économiques au service du développement durable … pour favoriser la croissance durable de notre économie. »
Communiqué du ministère de l’Écologie et du Développement durable le 23 février 2006
« Le défi que nous devons relever est simple : concilier l’expansion continue de l’humanité et les ressources limitées de la planète. »
Nelly Olin, Ministre de l'écologie et du développement durable- Convention de l’UMP sur l’environnement le 20 octobre.
« Le développement durable n'est ni une utopie ni même une contestation, mais la condition de survie de l'économie de marché.»
Louis Schweitzer, pdg de Renault, Enjeux Les Echos, décembre 2004.
« Le terme [développement durable] est tellement large, mis à toutes les sauces, qu'à l'exemple de Monsieur Jourdain, tout le monde peut le revendiquer. Et puis, c'est vrai, c'est un concept à la mode. Tant dans le monde des entreprises que dans tout débat de société. Et alors ? De tout temps, les marchands ont su récupérer les bons slogans. »
Michel Edouard Leclerc, Le Nouvel économiste, 26 mars 2004.
« Le développement durable, c'est tout d'abord produire plus d'énergie, plus de pétrole, plus de gaz, peut-être plus de charbon et de nucléaire, et certainement plus d'énergies renouvelables. Dans le même temps, il faut s'assurer que cela ne se fait pas au détriment de l'environnement. »
Michel de Fabiani, président de BP France, 4e rencontres parlementaires sur l'énergie, jeudi 11 octobre 2001.
« [le développement durable] permet à l'entreprise de se développer dans un climat de confiance avec l'ensemble de ses partenaires : clients, salariés, actionnaires, financiers, collectivités, riverains… »
Ernest-Antoine Seillière, ex-président du Medef
Gao Feng, le chef de la délégation chinoise aux négociations climatiques internationales a affirmé au sommet climatique de Buenos Aires en décembre 2004 que son pays n’accepterait de discuter que « dans le cadre du développement durable » qu’il a défini comme étant celui d’ « une croissance et [d’] un développement qui ne soient pas entravés ».
« C'est un texte de liberté, de responsabilité et de confiance. Un texte qui stimulera la recherche scientifique et l'innovation technologique pour inscrire la croissance économique dans le cadre du développement durable. »
Jacques Chirac, projet d'inscription dans la Constitution du "principe de précaution" (3 mai 2004).
« L'objectif affirmé de Porsche est de réduire au minimum les effets préjudiciables à l'environnement, et de soutenir également les efforts internationaux visant à résoudre les problèmes écologiques globaux. »
Site internet de Porsche.

Nouveau Porsche 4 x 4 Cayenne : poids 2 tonnes et demi , 450 Chevaux, 266 Km/h.
« Je veux, par ailleurs, rappeler l'engagement de notre Groupe dans le développement durable et la protection de l'environnement. »
Thierry Desmarest, PDG de TotalFinaElf - 2002.
« Je suis personnellement persuadé que cette démarche de développement durable ne trouvera sa pérennité que si elle ouvre de véritables perspectives de développement économique, en procurant de réels avantages concurrentiels et en constituant un moteur de croissance, d’innovation, de motivation des collaborateurs et de progrès économique pour l’entreprise. »
Jean-Paul Bailly, Président du groupe La Poste.
« Nous ne pourrions prétendre agir dans la perspective du Développement Durable sans une recherche permanente d’innovation, pour nos produits, nos procédés, nos services et nos organisations. Dans ces domaines, comme pour l’ensemble de nos activités, nous nous attachons à faire vivre notre devise “La Passion du Progrès®”. Nos domaines d’activité (Chimie, Plastiques, Pharmacie) font l’objet de plusieurs préoccupations s’inscrivant dans les exigences du Développement Durable »
Solvay, multinationale de la chimie
« Pas plus qu'hier le socialisme, le développement durable ne peut se réaliser dans un seul pays ».
Daniel Cohn-Bendit, grand timonier des Verts au parlement européen de Strasbourg, Le Livre des Verts, 1999.
« Le développement durable est réalisé au mieux grâce à une concurrence ouverte au sein de marchés correctement organisés qui respectent les avantages comparatifs légitimes. De tels marchés encouragent l’efficience et l’innovation qui sont toutes nécessaires à un progrès humain durable ».
Business Action for Sustainable Development (BASD), lobby regroupant 167 multinationales.
« La mondialisation engendre, aujourd’hui, bien des peurs : peur de voir s’aggraver les dangers réels que court notre environnement, peur de voir s’accentuer les déséquilibres entre les pays, les régions et les peuples, peur en somme de perdre toute maîtrise de l’avenir. Chez Carrefour, nous avons, au contraire, foi (sic) dans l’avenir du monde. Présents dans 29 pays, nous vivons cette “mondialisation positive” de l’intérieur, au cœur des populations, et croyons qu’une mondialisation équitable, respectueuse de la diversité de chacun, est possible. (...) Engagés depuis des années dans une démarche de développement durable, nous nous efforçons, jour après jour, de concilier les impératifs économiques propre à notre entreprise avec les besoins de la société, le respect des règles de l’économie et la protection de l’environnement. »
Daniel Bernard, pédégé de Carrefour. « Le développement durable : une façon de “positiver” la mondialisation », site internet de Carrefour.
« Ecologie industrielle, une des pistes d'avenir pour le développement durable ? L'écologie industrielle propose de concevoir le système industriel comme un cas particulier d'écosystème. »
Conférence-débat organisée le mardi 16 mars 2004 par l'association "4D".
« À La Réunion, Total compte 32 stations services. Celle de la ZAC 2000 au port située sur la RN1 vient de choisir le développement durable. Elle est équipée des dernières technologies en matière de production d’électricité solaire, d’économie d’énergie et de protection de l’environnement. »
Erick Chabanne et Philippe Cabus, respectivement directeur général et responsable du développement durable de Total.
Témoignages (quotidien de la Réunion), 15-09-2005
« Nous pouvons fabriquer du béton en étant respectueux de la nature. »
Bertrand Collomb, président du groupe Lafarge et président du club des entreprises pour le développement durable.
Terre Sauvage, Hors-Série 2005.
« Le développement durable, c'est faire qu'une entreprise soit responsable de ce qu'elle fait vis-à-vis d'elle même, de ses salariés et du reste de la société, aujourd'hui, demain et après-demain. »
Anne Lauvergeon, PDG d' AREVA, extrait de développement durable , 21 patrons s'engagent, Pierre Delaporte et Teddy Follenfant, Editions Le cherche Midi.
« Dow Chemical Compagny rachète la branche agro-chimique de Rohm and Haas pour un montant d'environ 1 milliard de dollars.. y compris les fongicides, les insecticides, les herbicides et d' autres gammes de produits, les appellations commerciales et les licences couvrant l' ensemble des applications agricoles des ressources biotechnologiques de Rohm and Haas. The Dow Chemical Company est une entreprise leader dans les domaines des sciences et des technologies qui fournit des services et des produits chimiques, plastiques et agricoles innovants sur de nombreux marchés grand public. Avec un chiffre d' affaires annuel de 30 milliards de dollars, The Dow Chemical Company dessert des clients dans plus de 170 pays ainsi que plusieurs marchés essentiels au progrès de l' humanité, notamment l' alimentation, les transports, la santé et la médecine, les cosmétiques et l'hygiène et la construction, pour n' en citer que quelques-uns. Fidèle aux principes du développement durable, Dow et ses quelque 50 000 employés cherchent à concilier leurs responsabilités économiques, environnementales et sociales. »
Dow Chemical Compagny.
« En 2001 nous nous sommes fixé des objectifs d'exploitation visant à assurer la croissance durable de DuPont au profit des actionnaires et de la société en général, tout en diminuant l'impact environnemental de nos activités le long des chaînes de valeur. nos objectifs pour 2010 visent à promouvoir la durabilité sur les plans économiques, social et environnemental de façon globale et dans un esprit de collaboration. »
Rapport annuel de DuPont Canada(fabriquant de produits chimiques) par Jennifer Hooper, directrice de l'équipe de croissance durable 2010.
« Depuis la Conférence de Rio en 1992, sur le développement durable, la notion de respect de l'environnement vient désormais s'ajouter à la conception de l'agriculture moderne. Ainsi, les agriculteurs français et ceux du monde entier doivent relever le défi d'une alimentation saine et abondante dans un environnement préservé. Les biotechnologies sont un des moyens parmi d'autres de résoudre les enjeux futurs de nos sociétés. »
Monsanto.
« Un engagement vers le développement durable pour concilier croissance économique, respect de l'environnement et progrès social. Pour mener de front développement économique et protection de l'environnement, les efforts à mener tiennent globalement en peu de mots : recours aux énergies renouvelables et au nucléaire. (...) L'énergie ne peut s'envisager qu'au regard du développement durable. Qui dit développement durable dit développement économique »
EDF.
« Le principe de développement durable économique est synonyme de cette philosophie.. Ces dernières années, ce principe économique a été évalué comme facteur clé déterminant pour le management entrepreneurial. Les compagnies qui s'engagent dans la DURABILITE placent à égale importance les préoccupations économiques, écologiques et sociales dans les formulation de leur stratégies économique. »
BMW.
« Implications en matière de développement durable du contenu publicitaire
Toute publicité doit s'inscrire dans un contexte de responsabilité sociale .
- La publicité doit bannir toute évocation ou représentation de comportement contraire à la protection de l'environnement et à la préservation des ressources naturelles
- La publicité ne saurait inciter, directement ou indirectement, à des modes de consommation excessive ou au gaspillage d'énergies et ressources naturelles
- La publicité doit éviter, dans son discours, de minimiser les conséquences de la consommation de certains produits ou services susceptibles d'affecter l'environnement
Le respect de ces principes doit s'apprécier selon la sensibilité du corps social à un moment donné.
Communiqué de presse du BVP (décembre 2003) : nouvelle Recommandation déontologique portant sur la "Publicité et développement durable ” et mise au point par des représentants de l'interprofession publicitaire : annonceurs, agences, supports.
« Notre groupe à pour ambition d'offrir à tous un accès à des modes de transports rapides, sûrs, économiques et fiables sans sacrifier les richesses humaines et écologiques d'aujourd'hui et de demain. Cet objectif en faveur de la mobilité durable est clairement inscrite dans les priorités de la Stratégie Nationale de développement durable. Aujourd'hui, l'ouverture réussie de notre capital [...] nous amène plus que jamais à concilier notre mission de service public, le respect de l'environnement et des hommes [...], et le souci de performance économique attendue par nos actionnaires [...] Notre adhésion au programme "Global Compact" de l'ONU [...] témoigne de notre volonté d'inscrire notre croissance dans le long terme. »
ASF, Autoroutes du Sud de la France.
Note : Au péage de Vienne, 6 000 véhicules de plus de 3,5 tonnes, en moyenne par jour, dans chaque sens..(statistiques 2003 d'ASF)
Ce qui fait 4 380 000 véhicules sur l'autoroute du sud, par an, entre Vienne et Orange
« Article 3: Les objectifs de l'Union
[…]
3. L'Union oeuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée,
une économie sociale de marché (c'est quoi ce truc ? ndlr) hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social,
et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement.
Elle promeut le progrès scientifique et technique. »
Projet de Traité établissant une Constitution pour l'europe.
« Je suis convaincu de la nécessité de redéfinir le concept de développement durable, trop restrictif en matière économique et qui a eu à souffrir de trop longues querelles idéologiques. Je lui préfère l’idée de croissance durable, à la fois respectueuse de l’environnement et des besoins liés à l’activité humaine. Cette définition d’une écologie humaniste, à laquelle se réfère également le Président de la République, permet de dépasser certaines contradictions et d’articuler notre action autour d’objectifs plus réalistes. »
Michel Barnier, Président du conseil du développement durable à l’U.M.P.
« Responsable développement durable.
Depuis 2002 et le sommet de Johannesburg cette fonction se met en place dans tous les grands groupes. … le responsable du développement durables'occupe des problèmes d'environnement, … du respect des principes éthiques, parfois aussi de mécénat humanitaire … Souvent en déplacement, ce cadre touche-à-tout… gagne entre 60 000 et 120 000 euros. Les voies d'accès : Idéalistes s'abstenir ! Le responsable du développement durable n'est pas là pour sauver la planète, mais pour faire en sorte que l'entreprise respecte les nouvelles normes de qualité et d'environnement. »
Les métiers d'avenir et comment s'y préparer, mensuel Capital, juillet 2004.
« Au-delà de cette définition purement comptable [PIB], il existe des variantes, comme, par exemple, la croissance potentielle ou encore la croissance soutenable. La croissance potentielle est celle que peut supporter le système productif sans surchauffe : plus clairement elle correspond à la croissance possible sans augmentation du niveau général des prix, i.e. sans inflation. Cette notion précise la première dans la mesure où elle fixe un objectif à atteindre. La notion de croissance soutenable est différente, plus normative. Elle est à relier au concept de développement durable. [Voir rapport Bruntland] Ces définitions ont le mérite de mettre en avant plusieurs problèmes. Premièrement, la croissance économique mesurée en valeur ne signifie pas forcément que le pays est plus riche : si une nation produit autant que l’année précédente mais avec des prix ayant augmenté, elle verra son PIB croître en valeur. Pourtant elle ne permettra pas de consommer plus : le pays n’est pas foncièrement plus riche, son PIB en volume est resté constant. La croissance non inflationniste est donc un objectif important à atteindre. Deuxièmement, elle est un mauvais indicateur du bien-être. Quand un pays connaît une croissance économique importante, cela signifie que le pays est plus riche mais pas nécessairement que tous les agents le sont : le « gâteau » économique a une taille qui augmente, mais les « parts » individuelles ne croissent pas forcément. Troisièmement, la croissance peut s’accompagner de maux. Construisez une entreprise très productive, vendant beaucoup, mais très polluante et vous verrez croître le PIB. Pire, imaginez que les rejets de cette entreprise rendent malades les habitants du voisinage, cette « nuisance » augmente la consommation de médicaments, les ventes du secteur pharmaceutique et in fine le PIB. Croissance de la production et bien être ne sont pas nécessairement compatibles, loin de là. Si le bien-être est vu d’une manière plus égalitaire, ou encore dans une optique de développement humain et de réduction des inégalités, il faut donc trouver des indicateurs alternatifs. Parmi ceux qui sont le plus souvent employés on trouve l’Indicateur de développement Humain (IDH). »
Problèmes d'actualité et réponses de la recherche moderne, par Arnaud Mayeur (Normalien et agrégé d'économie), professeur en classes préparatoires aux grandes écoles, formateur IUFM.
Presse Universitaire de France, Paris octobre 2003.
« De prime abord, le concept de "développement durable" peut rallier à peu près tous les suffrages, à condition souvent de ne pas recevoir de contenu trop explicite ; certains retenant surtout de cette expression le premier mot " développement ", entendant par là que le développement tel que mené jusqu'alors doit se poursuivre et s'amplifier ; et, de plus, durablement ; d'autres percevant dans l'adjectif " durable » la remise en cause des excès du développement actuel, à savoir, l'épuisement des ressources naturelles, la pollution, les émissions incontrôlées de gaz à effet de serre... L'équivoque de l'expression « développement durable » garantit son succès, y compris, voire surtout, dans les négociations internationales d'autant que, puisque le DEVELOPPEMENT est proclamé durable, donc implicitement sans effets négatifs, il est consacré comme le modèle absolu à généraliser sur l'ensemble de la planète. »
Extrait du rapport du Sénateur Marcel Deneux sur L'évaluation de l'ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact prévisible sur la géographie de la France à l'horizon 2025, 2050 et 2100.
« Il n'y a pas le moindre doute que le développement durable est l'un des concepts les plus nuisibles »
Nicholas Georgescu-Roegen, ("père" du concept de décroissance)
« "Râble" ayant pour sens (familier, selon le petit Robert) "bas du dos", on a tout à fait le droit de dire qu'on en a plein le dos du développement du râble! »
Yvan Gradis.
Source: decroissance.org